jeudi 21 juillet 2016

Qui podcastent






J'écoute pas mal la radio.







Enfin comme je n'ai pas le temps, je podcaste, en vue d'une balado-diffusion !

J'ai téléchargé l'application de Radio France, et j'ai mes émissions préférées qui se synchronisent automatiquement, et les autres.

Le pire est que je les écoute souvent pour m'endormir, ce qui signifie que je n'entends pas toujours pas la fin !

Parmi mes préférées, il y a "ça ne peut pas faire de mal" avec Guillaume Gallienne, et la prochaine fois je vous le chanterai, entre autre.

Et j'ai appris, avec beaucoup de tristesse, que France Inter, avait décidé d'arrêter l'émission. Je voulais donc vous faire partager pourquoi j'aime cette émission.
Bien entendu parce qu'elle est intelligente, parce que j'adore la voix de Philippe Meyer, surtout parce qu'on apprend des choses et parce qu'on découvre des musiques et des chansons.

Au début de chaque émission, il y a la chanson "on". Et pour la radio des blogueurs, (je répète pas les règles, tu les connais, sinon elles sont ici) et pour rendre un dernier hommage à cette chouette émission, je vous propose une des chansons "on" 

Voici la complainte du goéland, sous-titré : Ah ! si j'avais des plumes au "cul" d'Eddy Pascal




samedi 16 juillet 2016

Qui n'y pensaient pas




Encore une fois, en me levant j’apprends qu’il y a eu des morts en France.







A chaque fois, jusqu’à maintenant, j’avais allumé ma télé, j’avais suivi les infos.
Je m’étais repu de réseaux sociaux, à ne plus pouvoir m’en détacher.
J’avais partagée ma peine et ma douleur sur mes mêmes réseaux. En pensant que ça m’aiderait à aller mieux

Et surtout, j’avais cherché à savoir si les miens avaient été touché, de près ou de loin par ses tragédies.

Aujourd’hui, j’ai dit stop. Je ne me fais pas avoir. J’ai de la peine, toujours, mais je ne veux plus la vivre en direct.
J’ai éteint ma télé, j’ai écouté une fois les infos à la radio, et je n’ai pas été voir les réseaux sociaux.

J’étais persuadée de pouvoir me protéger un peu. Et puis en rentrant d’un bon moment passé entre amis, j’ai ouvert mon facebook, et je suis tombée sur un article du berry républicain.
Je ne pensais pas que c’était possible, que je puisse connaître quelqu’un de ce côté là du pays.

Je ne le connaissais pas vraiment, on ne s’était jamais vraiment parlé. Il était un peu plus vieux que moi, dans le même collège.
Mais je me souviens de lui : David Bonnet.
Sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

vendredi 8 juillet 2016

Ah, Ah, Ah, Ah (me demander pas pourquoi, j'avais envie !)

Comme il le faut, et parce qu'on me l'a gentiment demandé (bon et aussi parce que j'aime ça !), me voilà revenue pour participer à la radio des blogueurs 2016 !!


Je sors de mon hibernation, et ça  tombe bien, c'est dans le thème de mon choix de chanson. Et je vais tenter de ne pas y retourner juste après ce billet !!

Cette année, en tout cas, pour ma première participation (parce qu'il y en aura d'autre, soyez en surs !), ce n'est pas vraiment un souvenir, mais plus un sentiment que j'aimerai vous faire vivre.
Le sentiment, partagé par Gots, que tout parent indigne (mais fier de l'être) éprouve quand leur fille de 12 ans s'en va en vacances avec les aïeux !! 
Ce que nous avons (enfin !) pu ressentir hier soir ...
Et en même temps, je pense que vous allez me haïr, parce que c'est le genre de chanson qui "reste" ! 
Vous pourrez toujours essayer de faire le tour du village et manger une demi pintade pour que ça passe, mais il parait qu'il faut chanter franchement,  donc si vous le faites, filmez qu'on rigole !!



Et je désigne Homer 


Donc pour tout faire dans les règles, les voici les règles :

1/ tu choisi une chanson, une musique une reprise, qui accompagne ton été, ou qui a accompagné ton été il y a quelque années, ou qui accompagnera un été futur (quand il se décidera à arriver)

2/ Tu fais un billet sur ton blog et dans ce billet tu indique:
  • La vidéo Youtube (ou un lien vers la vidéo youtube) de ta chanson de l'été
  • Si tu veux (c'est mieux) tu raconte pourquoi c'est ta chanson de l'été, tu peux parler de la chanson partager un anecdote qui fait le lien entre toi et la chanson.
  • Tu désigne 1 ou deux blogueuses ou blogueurs (ou plus ou moins, c'est toi qui vois) que tu voudrais voir prendre ta suite dans la chaine.de blogueur
  • Tu rappelle cette règle
  • et tu fais un lien sur ce billet.
3/ tu préviens tout le monde

Voili, voilu, à vous de jouer ! 

jeudi 3 mars 2016

Qui ont reçu leur convocation !


via GIPHY               Moi quand j'ai reçu ma convocation au Capes



Ah, ah, je vous vois devant votre écran, à vous demander ce que j’ai fait ces derniers mois.

Aux dernières nouvelles, je m’étais inscrite pour passer le Capes. Je me suis donc mise à la recherche de docs et de livres pour réviser.
Lagarde et Michard achetés à emmaüs. Je me suis aperçue en parcourant les blogs que cela restait une référence. Et ben, on n’a pas le cul sorti des ronces !
Inscrite à la BU de Blois qui est obligée d’aller chercher les livres, spécialement pour moi, à la BU de Tours : me voilà étudiante à 40 piges !
Des sacs remplis de bouquins prêtés par un ami prof de lettres : mon bureau et le dessus de la cheminée sont envahis !
Je suis prête à passer mes journées à réviser.


J’avais presque fini le 16ème siècle, quand j’ai reçu un appel d’une boite d’intérim. J’étais retenu pour un poste de téléconseillère, dans la même boite qui m’avait recalée une première fois, mais là pour une mission pour un courtier en assurance, au service mutuelle.


J’ai donc travaillé pendant 4 mois, à prendre les appels de personnes qui avaient fait le choix 1 du serveur vocal.
L’ambiance générale était plutôt cool, l’entreprise essaie de faire le nécessaire pour que l’on se sente pas trop mal. Entre collègues aussi, pas mal d’entre aide quand on est en difficulté lors d’un appel.
Par contre pas toujours facile de se faire pourrir par les gens qui appellent, parce que leurs dossiers traînent. Tu sers juste de passe-plat, à part renvoyer un message aux gestionnaires (ceux qui s’occupent réellement des dossiers), tu ne fais pas grand chose, concrètement.
Et on se demandait tous ce qu’ils faisaient parfois pour accumuler autant de retard !


Mais sinon, je ne peux pas dire que le boulot était désagréable, dans le sens où ce n’est pas compliqué et où j’ai connu pire.
Bon en choix 1, c’est répétitif, je ne pouvais qu’envoyer les cartes de tiers payant et les prises en charge. C’est le choix 3 qui règle le plus gros des problèmes.
Je renvoyais donc le plus souvent en choix 3 (ce qui agaçait beaucoup, ben t’as qu’à écouter le serveur vocal avant de taper, andouille !) et je me faisais engueuler parce que certaines personnes n’avaient pas leurs cartes malgré 3 envois depuis le mois de décembre. Mais on m’avait fait comprendre que je n’étais pas là pour réfléchir, et donc je refaisais un envoi !


On s’amusait entre collègues à se raconter les expressions, les accents ou les situations cocasses que nous avions rencontré. J’ai eu des gens célèbres, une connaissance, j’ai fait 2 fois ma communication en anglais.
Et heureusement que nous avons la touche “mute” ! Ça nous permet de tousser, d’éternuer, bailler mais aussi de rire, gueuler voir pire sans que la personne ne le sache ! Et quand une personne se permet de te pourrir pendant 25 minutes (si, si !!), ça peut s’avérer utile !


La pression était double pour moi.
Il y avait la pression du temps d’appel. ça s’est pour tout le monde. Nous avons une durée moyenne de temps d’appel à ne pas dépasser, avec une prime au bout si elle est respectée.
Je pense que les supérieurs devaient avoir une prime aussi si leurs équipes étaient dans les clous, vu la saucée que je me suis prise quand j’ai commencé à la dépasser … En même temps je n’avais pas la supérieure la plus pédagogue, ni la plus agréable du plateau : pas de chance !


Et puis, il y avait le fait que je ne savais pas si mon contrat allait être renouveler ou pas. J’ai vite appris qu’ils avaient tendance à le dire au dernier moment. Et quand je dis dernier moment, cela pouvait être dans les derniers jours. Là encore pas de chance !


Donc me voici revenue à la case départ. J’ai reçu ma convocation pour le Capes, mais je n’ai pas réussi à réviser, bosser et vivre.
Je cherche un nouveau boulot, car financièrement on a pu enfin respirer. Et j’aimerai bien continuer à avoir la tête un peu hors de l’eau. Parce que, putain, qu’est ce que ça fait du bien !

Mais je crois que niveau travail, il va d’abord falloir lutter pour nos droits.
 "Dans cette époque qui accorde tant de crédits aux injustices sociales, les rêves de révolte et de bonheur semblent bien dérisoires. Pourtant les hommes aspirent au droit le plus élémentaire. Celui de vivre en toute dignité. Bien sûr, il reste des cohortes de prétendants pour organiser ce prétendu bonheur. Qu’il soit d’ordre individuel ou collectif. On les appelle les politiques lorsqu’ils obéissent aux règles démocratiques, dictateurs dès qu’ils imposent un culte à leur personne. Aujourd’hui tout se confond et l’on voit même les démocraties faire, malgré elles, le lit de l’intolérance et du fascisme.
Ces chansons vont bien au-delà des mots et des mélodies. Elles ont accompagné dans la joie les terribles batailles d’hier et elles restent des hymnes de référence, pour les combats d’aujourd’hui et de demain. Restons Motivés." Tactikollectif.

lundi 16 novembre 2015

Qui ...




Je n'y arrive pas.






A reprendre le cours de ma vie.
Bien sûr, il a fallu manger, aider pour les devoirs de Lili, et puis faire un peu de ménage.

Mais je n'arrive pas à décrocher des réseaux sociaux.
Je suis constamment en train de lire des textes sur les attentats, les journaux en ligne, regarder les chaines infos.
Pour essayer de comprendre, de trouver une explication, là où il n'y en a pas.
Parce que je n'arrête pas de me dire que c'est impossible.
Que je ne peux rien faire, même cette bougie est ridicule comparée à la situation.
Je ne prie pas mais je n'arrive pas à penser non plus.

Et Lili qui fait preuve d'une froideur qui me sidère et me glace le sang. Comme pour Charlie.
Lui expliquer, des larmes dans les yeux et dans la voix, qu'on ne peut pas rester insensible.
Là encore de l'incompréhension de ma part.

Et retourner au boulot demain, la boule au ventre.
Je bosse depuis une semaine pour un courtier en assurance, et je suis au service mutuelle.
J'effectue les prises en charge hospitalière, entre autre.
J'aimerais pouvoir faire l'huître quelques jours. Juste le temps que ça passe, un peu.

Courage à vous tous

lundi 2 novembre 2015

Qui expliquent la stabilisation, entre autre

Spécial dédicace à Fred Camino




Cela fait un peu plus d’une semaine que j’ai commencé à réviser.






J’avoue que c’est difficile.
Cela fait à peu près 15 ans que j’ai arrêté les études, et “pire” cela fait 12 ans que je prends régulièrement des médicaments pour le trouble bipolaire. Cela n’arrange rien.
Je sais que je n’ai pas fait un mauvais choix, même si j’ai l’impression de participer à une course de fond, dont j’aurais raté le départ !

Mais quand je me suis posée à mon bureau, et que j’ai réfléchi à tout ça, je me suis souvenue d’une phrase qu’un ami m’avait dite : la chance, ça se provoque ! Et, bizarrement j’ai l’impression que c’est ce que je suis en train de faire.

Parce que j’ai senti qu’il se passait quelque chose de nouveau. Enfin ce n’est pas tout à fait exact, c’était plus imperceptible, insaisissable.

Quand on est atteint d’un trouble bipolaire, qu’on arrive à trouver un bon psy et qu’on commence un traitement, on entend parler de stabilisation. C’est un peu comme le Saint Graal : personne ne l’a vu mais tout le monde le cherche !

On sait une chose, il faudra attendre au moins 2 ans. Mais après ... Est ce qu’au bout de 2 ans, il se passe quelque chose, un peu comme une date de péremption mais à l’envers, hop t’es bon à consommer ?

Je ne savais pas. Dès que j’avais un coup de stress, et que je sentais que je n’allais pas bien, je me disais que ce n’était pas encore pour cette fois. Mais en y regardant bien, rien d’alarmant

Je me suis remise à faire des projets professionnels. Pas évident. J’avoue que je pleure encore, parfois, quand je pense au gâchis des années passées. Mon premier essai n’a pas été concluant : Gots a changé de travail et nous avons déménagé.

Ça m’a un peu remué. Tout changement peut être déstabilisant. Cela faisait presque 3 ans que je prenais mon traitement, et je me demandais si j’étais faite pour être stabilisé ! Comme si moi je n’y arriverai pas, comme si je n’y avais pas droit !

Je suis restée assez enfermé, je ne voulais pas sortir. Je me suis recroquevillée, mais des difficultés sont survenues et j’ai réussi à les surmonter.
Alors peu à peu, j’ai compris que tout le monde réagissait de façon différente aux situations stressantes, qu’avoir et montrer ses émotions ne faisaient pas parti de mon trouble mais bien de la vie de chacun. Même si je suis plus sensible que la moyenne !

Je me suis intéressée de plus près au haut potentiel, j’ai repris, un tout petit peu, confiance en moi.
J’ai réussi à recommencer à lire, et j’ai vraiment senti une différence au niveau de mes capacités de concentration et de compréhension : c’était de mieux en mieux ! Je retrouvais mon cerveau d’avant !

Au mois d'août, quand mon psy m’a dit que je ne le verrais plus qu’une fois par an désormais, il m’a signifié que mon trouble était stabilisé.
Et quand j’y repense, je m’aperçois que mon discours sur moi, ma façon de penser, bref beaucoup de choses avait changé lentement, mais sûrement !

Ce dont je suis sure, c’est que j’ai vraiment ressenti une différence au niveau de mes capacités intellectuelles. Je me voyais incapable d’atteindre le meilleur de mes compétences (et j’avais peur de toujours rester un peu en dessous de ce dont je suis vraiment capable). Et puis, il y a eu comme un voile qui s’est déchiré, une brouillard qui s’est levé.

J’ai aussi constaté un truc physique. Je tombais souvent, la plupart du temps en marchant, bêtement. L’impression que mes pieds, mes jambes ne tenaient pas correctement (et ce depuis, bien avant que l’on me diagnostique le trouble bipolaire). Je vais oser le dire, puisque je le pense très fort : je n’étais pas stable ! Et je ne crois pas faire de la psychiatrie de comptoir en faisant ce rapprochement. Cela ne m’est plus arrivé depuis presque un an.
.
La pratique de la photo m’a fait un bien fou. J’ai toujours été très créatrice, mais au même titre que mon cerveau, j’avais l’impression que c’était en sommeil. Cela me rendait vraiment triste. J’avais vraiment beaucoup de mal à me passer de faire quelque chose de mes mains. Le pire c’est que je ne suis même pas très douée, par rapport à d’autres loisirs que je pratique !! Mais c’est peut être pour ça, c’est un nouveau défi, je ne peux que progresser !

Par contre, ça n’a pas résolu mon problème de communication avec les gens que j’aime !
Je n’ai pas changé et pourtant tout a changé ou presque.